Formation au management à distance

Dans le contexte de la pandémie de COVID 19, le télétravail tend à se démocratiser de plus en plus dans le monde du numérique. En effet, manager à distance est devenu une norme. Forts de ce constat, gestion d’équipe, communication et cohésion évoluent fortement par rapport à un management en présentiel. Il est donc devenu indispensable de suivre une formation de management à distance.

Se former au management à distance

Une formation reste aujourd’hui un moyen essentiel pour mieux appréhender les rouages du management à distance. La formation management à distance doit permettre au manager d’acquérir des compétences managériales pour gérer un projet à distance. En plus, ce type de formation est idéal pour les personnes qui cherchent à suivre de près l’évolution des nouvelles formes de travail. On apprendra ainsi de nouvelles techniques pour motiver ses équipes malgré le changement de format de travail, mais aussi la maîtrise de logiciels de gestions de projets et de collaboration en ligne.

Faire face aux enjeux du management à distance

Une liste non exhaustive des enjeux à prendre en compte :

  • Managérial : le manager doit être capable d’animer et de diriger une équipe en télétravail. Il doit aussi maintenir la cohésion et motiver les collaborateurs sur leur responsabilité.
  • Organisationnel : pour maîtriser la gestion d’un planning, l’attribution des tâches et le contrôle de l’avancement des projets. Tout manager doit ainsi être en mesure de suivre les objectifs avec des indicateurs de performance.
  • Relationnel : les managers doivent préserver la confiance des membres de leurs équipes en prévenant les risques psychosociaux causés par le stress ou le sentiment d’isolement.

Techniques de management à distance

Une formation sur le management à distance va faciliter la maîtrise de ces bonnes pratiques  indispensables.

Mise en place des outils adaptés

Pour manager à distance, il faut des outils adaptés. Il faut en effet  aménager les interactions et développer la collaboration entre les employés. Des outils collaboratifs peuvent vous donner une vision globale et précise des projets pour chaque équipe. Le but étant d’avoir un meilleur suivi afin de gagner du temps.

Mise en place des méthodes de communication

La réussite du management à distance repose sur les méthodes de communication entre le chef d’équipe et ses collaborateurs. Ils doivent ainsi prévoir des points réguliers pour rester cohérents dans leur travail et doivent faire appel à des moyens digitaux comme la messagerie instantanée, emails, appels, applications de visioconférence. Dans ce cas, le manager a pour principale mission de faciliter les échanges dans l’entreprise pour motiver les collaborateurs en télétravail.

Définir de manière claire les objectifs

Le travail à distance est souvent synonyme de mauvaise compréhension ou interprétation. Ainsi, manager une équipe dans ces conditions nécessite de fournir des informations claires pour donner la possibilité aux collaborateurs de travailler en toute autonomie. Le manager doit avoir la capacité de mettre en place une gestion de projet et une pédagogie particulière pour chaque équipe.

Mettre en place des relations de travail basées sur la confiance

Le management d’équipe doit faciliter le développement des relations de confiance avec vos collaborateurs. En ce sens, il est important de favoriser leur autonomie tout en contrôlant leur travail de manière adaptée. Le manager devra soutenir les employés en télétravail pour garder leur confiance.

La formation sur le management à distance en détails

Voici les détails importants à savoir sur la formation de management à distance proposée par des organismes spécialisés comme Adaliance.

Objectifs de la formation

Les formations de management à distance permettent de :

  • mettre en place des techniques clés pour manager en télétravail ;
  • gérer le temps de travail des équipes ;
  • utiliser les outils technologiques pour optimiser la communication avec les équipes ;
  • s’entraîner à communiquer à distance.

À qui s’adresse cette formation ?

La formation s’adresse au manager qui manage à distance de manière permanente ou occasionnelle des équipes. Elle peut donc se faire soit à distance soit en présentiel, le choix dépend de la possibilité de chaque apprenant.

Programme de la formation de management à distance

Avant le début de la session un diagnostic est proposé par l’organisme de formation pour déterminer les points faibles de l’entreprise et des collaborateurs en matière de management à distance.

Pendant la session de formation en groupe, il y a :

  • La détermination des enjeux du management à distance pour clarifier les rôles du manager à distance et l’importance de la communication.
  • Une partie pour organiser et favoriser la coopération entre les équipes.
  • Les moyens pour faciliter le contrôle et l’autonomie des collaborateurs en télétravail.
  • Les méthodes pour animer une équipe à distance avec des outils de communication adaptés.
  • La coordination de la performance des collaborateurs à distance.

La dernière partie de la formation management à distance se fait avec un programme de renforcement des capacités en classe virtuel. Dans ce cas, l’évaluation des compétences va se faire à partir d’un questionnaire en ligne avec des mises en situation.

Pour conclure, Adaliance est une référence sur la formation en présentiel ou à distance en matière de management grâce à ses formateurs, consultants et coachs avec plusieurs années d’expertise. Prenez contact avec nous dès aujourd’hui pour en savoir plus et former vos managers !

 

Risques psychosociaux liés au télétravail post-covid

Avec la pandémie de Covid-19, le télétravail s’est progressivement imposé comme nouvelle norme. Ce mode d’organisation du travail, bien que permettantun meilleur équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle des salariés, peut constituer une cause des risques psychosociaux et avoir un effet négatif sur la productivité de l’entreprise. Qu’entend-on par “risques psychosociaux ? Et comment les prévenir ?

Les différents types de risques psychosociaux

Les risques psychosociaux, ou RPS, peuvent être définis comme un risque réel pour le salarié au niveau de sa santé physique, mentale ou sociale. Ils peuvent trouver leurs origines dans les conditions d’emploi, l’organisation et les relations au travail. Ces différents facteurs pouvant avoir des conséquences néfastes sur la QVT par rapport au RPS. Voici les principaux RPS.

Le stress professionnel

Le stress professionnel qui se présente comme un déséquilibre entre les contraintes professionnelles et les ressources nécessaires pour travailler correctement. Des contraintes qui peuvent être une réduction du temps, une surcharge de travail, des conflits avec le supérieur hiérarchique ou les collègues.

Le stress peut être aigü lorsque le salarié est soumis à un stress ponctuel. On parler de  stress chronique dès lors que l’employé devra faire face à des situations de stress à répétition qui peuvent se cumuler dans le temps. L’accumulation de stress peut  se révéler être vecteur de maladie chez les collaborateurs dans les entreprises. Le risque augmente dès lors que l’employeur exige une forte productivité en contrepartie d’un faible bénéfice pour les salariés.

Les violences internes et externes

Les violences internes sont celles infligées par une ou plusieurs personnes ayant un pouvoir hiérarchique ou non sur d’autres individus. À titre d’exemple, on peut citer 

  • propos désobligeants,
  • insultes, 
  • critiques injustifiés 
  • humiliations. 

Dans une entreprise, même en télétravail, les salariés ne sont pas à l’abri de comportements sexistes ou sollicitations pour des faveurs sexuelles de toutes formes. Ces agissements sont sanctionnés par le Code du travail en France.

On parlera de violences externes, en relation avec les salariés. Par exemple: 

  • Violences physiques, 
  • Agressions verbales : insultes ou attitudes hostiles de toutes natures. 
  • destruction ou dérogation d’objets personnels.

À noter que ces RPS peuvent se combiner et interagir entre eux, causant, le cas échéant des tensions au sein de l’entreprise.

Les facteurs favorisant les risques psychosociaux

Bien que la plupart des salariés soient victimes de RPS, certains profils sont plus exposés que d’autres. Il est donc important de connaître les différents facteurs qui favorisent ces risques psychosociaux :

  • l’intensité et la complexité du travail aura un impact sur la vie professionnelle et personnelle des salariés ;
  • la monotonie des tâches et le faible développement des compétences ;
  • la mauvaise qualité des relations sociales avec les collègues, la hiérarchie ou les clients ;
  • les conflits de valeur ou éthiques dans l’entreprise ;
  • l’insécurité de l’emploi ;
  • la menace de chômage.

Les modalités pour prévenir les RPS

Il existe quelques moyens de prévention des RPS pour permettre aux entreprises d’avoir leur propre politique. Les actions de prévention se présentent en trois niveaux.

Le niveau primaire de la prévention

La prévention primaire concerne les actions qui ont pour but d’identifier et d’éliminer les risques de RPS pour améliorer la qualité de vie au travail dite QVT. L’objectif est d’éradiquer les risques au niveau de l’organisation du travail au sein de l’entreprise. Cependant, ce moyen de prévention est plus difficile à mettre en place puisqu’il faut élaborer un panel des situations possibles pour anticiper les risques.

Le niveau secondaire de la prévention

Cette méthode consiste à limiter les conséquences des RPS sur les salariés qui présentent déjà des symptômes. Cette prévention secondaire ne va intervenir que sur une partie des facteurs à l’origine des risques psychosociaux après avoir fait une démarche de détection. Le cas échéant, il y aura des actions ciblées ou une formation concernant la prévention du stress dans les entreprises.

Le niveau tertiaire de la prévention

Ce niveau marque le début d’une réflexion sur votre entreprise. Cette prévention consiste à intervenir sur les salariés atteints de RPS pour que leur état ne s’aggrave pas. Ces actions concernent les salariés dans l’incapacité  de reprendre le travail, à travers des groupes de paroles ou des cellules psychologiques. Par exemple après un harcèlement ou des violences dans l’entreprise.

schéma de prévention des RPS

Source : lefacteurhumain.com

Les formations pour prendre en charge les risques psychosociaux

Des organismes spécialisés comme Adaliance offrent des formations par branche d’activité dans l’entreprise. Ces dernières consistent à identifier et en conséquence, à agir face aux RPS ainsi qu’à manager individuellement les salariés. L’entraide entre collègues pour faire face aux RPS reste primordiale,, notamment à travers une formation de quelques heures durant laquelle les participants exposent leurs problématiques afin d’améliorer la QVT des salariés.

 

Travail collaboratif : tout savoir sur le fonctionnement de Teams

La pandémie de Covid-19 conduit les entreprises à chercher des outils destinés à faciliter le travail collaboratif avec Teams qui est une application intégrée à Office 365, rapidement devenue un outil incontournable pour réussir la mise en place du travail collaboratif. Mais comment fonctionne Microsoft Teams en matière de travail collaboratif ?

Présentation de Microsoft Teams

Microsoft Teams est un outil utilisé dans le travail collaboratif. Il est gratuit pour les utilisateurs disposant d’une licence sur Office 365. Pour faciliter la collaboration dans l’entreprise, il reprend les fonctionnalités de Microsoft comme la messagerie instantanée, la création de canaux de discussion privée ou publique pour les membres de l’équipe, le stockage en ligne et l’échange des fichiers avec SharePoint.

D’autres outils collaboratifs vont s’ajouter à Teams comme Asana, Trello pour la gestion de projets, Salesforce pour la relation client ou PowerBI pour analyser les données. Plusieurs applications peuvent donc booster son efficacité.

Pour quelles raisons utiliser Microsoft Teams ?

Teams est un outil complet qui permet de gérer et de communiquer avec les équipes à distance. Vous pouvez donc collaborer facilement en interne ou en externe à l’entreprise.

Teams favorise la collaboration des équipes

Le premier rôle de Microsoft Teams est de favoriser la collaboration des équipes notamment grâce à ses fonctionnalités de chat et de visioconférence. Teams favorise également les échanges d’informations sur un client ou projet.

Avec Teams, travailler de n’importe où

L’un des avantages de Teams est la mobilité. Ce qui signifie que les membres d’une équipe n’ont pas nécessairement l’obligation d’être présents dans l’entreprise pour échanger des informations. Ils peuvent se connecter à l’application depuis un smartphone, un PC portable ou une tablette. L’important est d’avoir un accès internet pour consulter les messages et documents n’importe où.

Travailler mieux avec Teams

Pour permettre aux membres d’une équipe de travailler ensemble en fonction de leur habitude de travail, Teams a mis en place des applications que les collaborateurs maitrisent déjà comme Office avec Word et Excel. Pour la gestion des projets, ils peuvent modifier en simultanée un même fichier. Des applications externes comme Adobe ou PowerBi peuvent être utilisées par les équipes.

Travailler en sécurité avec Teams

La plateforme de Teams utilise les paramètres de sécurité de Microsoft notamment la conformité RGPD, les certifications ISO en Europe et le système de double authentification.

Les applications indispensables pour mieux collaborer sur Teams

Voici un aperçu des applications pour permettre un excellent travail de collaboration avec Teams.

Microsoft Forms

C’est une application qui permet de créer des sondages ou questionnaires sur la plateforme de travail collaboratif Teams. Elle va également collecter les réponses en sachant que cet outil tout aussi efficace pour créer des enquêtes de satisfaction auprès des clients, et sonder la satisfaction des équipes. Le but est de connaître leur opinion sur un projet. Cette application va également inclure les collaborateurs dans le processus de décision de l’entreprise.

Microsoft Planner

L’application Microsoft Planner va aider dans la mise en place du travail d’équipe de manière très  intuitive et permettre aux équipes de gérer leurs tâches, d’organiser leurs projets et de partager les fichiers. Ce gestionnaire de tâches va ainsi favoriser le suivi du travail en cours sur un tableau de bord. A noter qu’il peut s’intégrer facilement à Teams.

Power BI

C’est un logiciel qui va vous aider à visualiser les données brutes de manière lisible. Power BI est donc une solution de Business Intelligence pour analyser les données. Pour ajouter cet outil à Teams, il suffit d’ajouter un nouvel onglet de l’application. Son tableau de bord va ainsi mesurer la marge brute de l’entreprise, recenser le nombre de clients et de produits. Le cas échéant, vous pouvez suivre l’évolution de votre chiffre d’affaires.

Stream

Stream est une solution qui permet le partage des vidéos entre les équipes de collaborateurs en toute sécurité notamment pendant les réunions ou les formations. Il s’agit du logiciel idéal en période de télétravail pour améliorer la communication interne et faciliter le partage des informations.

Polly

Avec Polly vous pouvez créer en quelques clics des sondages. Mais contrairement à Microsoft Forms, cette application a été spécialement conçue pour des plateformes de communication collaborative telles que Slack ou Zoom permettant ainsi d’avoir des réponses instantanées. Polly donne la garantie aux entreprises de prendre les bonnes décisions avec un sondage des équipes.

Karma

Karma est un outil collaboratif très original qui permet de distribuer de bons points aux collaborateurs pour les remercier de leur participation au développement de l’entreprise. Avec ce logiciel, vous allez partager avec les membres de votre équipe des feedbacks sur la réalisation d’un projet. L’objectif est de saluer le travail collaboratif des salariés. Cet outil va ainsi créer un lien entre les collaborateurs en partageant des moments de complicité.

En conclusion, les fonctionnalités multiples et les outils divers de Microsoft Teams permettent de mettre en œuvre un travail collaboratif efficace au sein de l’entreprise.

Management Hybride : un mode de travail qui tend à se confirmer

Le management hybride est un terme qu’on entend de plus en plus depuis 2020 à cause des confinements successifs. Les entreprises se sont organisées pour mettre en place le télétravail pour une partie des équipes. C’est une pratique qui tend à s’imposer dans les modes de travail. Mais qu’est-ce qu’on entend par management hybride ? Et comment le mettre en place correctement dans votre entreprise ?

En quoi consiste le management hybride ?

Le management hybride permet de gérer les collaborateurs qui travaillent dans des lieux différents, en présentiel dans l’entreprise ou à distance depuis leur domicile. L’objectif est de fluidifier la collaboration des membres d’une équipe pour qu’ils puissent collaborer efficacement.

Le travail hybride au plus fort de l’épidémie de Covid-19 représente plus de la moitié des salariés en France. C’est une pratique qui donne plus de liberté dans le mode de travail des équipes.

L’objectif du management hybride est donc de concilier le management à distance et le management en présentiel. La gestion de l’équipe doit se faire de manière collective puisque l’autonomie des collaborateurs est indispensable.

Les avantages du management hybride

Le travail hybride est une combinaison des atouts du travail en présentiel et du travail à distance. Vos collaborateurs peuvent donc choisir l’environnement de travail qu’ils souhaitent pour être plus productifs et améliorer leur bien-être. De plus, le télétravail permet de réduire le temps de transport. Ils auront aussi plus de temps à consacrer à leur famille et loisirs.

Le management hybride est un moyen de retenir les talents au sein de la société. En d’autres termes, les salariés auront envie d’y rester plus longtemps. Les équipes hybrides vont également améliorer le recrutement de nouveaux collaborateurs. En effet, l’entreprise va attirer de nouveaux talents grâce à l’élimination des barrières géographique avec le travail à distance.

Les défis du management hybride

Le management hybride pose de nombreuses difficultés dont en voici les plus importantes.

Le défi de la communication à distance

L’une des difficultés du management d’équipe hybride est celle de maintenir une bonne communication à distance. En effet, même si la technologie va faciliter les échanges, elle est moins spontanée et dépense plus d’énergie. En plus, l’utilisation de logiciel de visioconférence comme Zoom peut causer un ressenti de fatigue chez les collaborateurs. Ainsi, une communication asynchrone est mise en place, car les salariés ne travaillent pas aux mêmes horaires et n’ont pas l’accès aux informations en simultané.

Le défi de la cohésion d’équipe

Le management hybride apporte également des défis dans le domaine de la collaboration et des relations humaines. Les discussions informelles peuvent créer de la distance entre les collaborateurs de l’entreprise. D’autre part, le travail en présentiel ou à distance au sein de des domiciles des salariés risquent d’entrainer une dualité ou des conflits entre les membres d’une même équipe.

Les clés de la réussite du management hybride

La réussite du management hybride nécessite de prendre des mesures appropriées pour mettre en place de bonnes pratiques.

Définir le rôle de chaque collaborateur

Dans une équipe hybride, la communication est un élément important. Les managers doivent s’assurer que chacun comprenne le travail à faire et les objectifs à atteindre. Les réunions d’équipe sont l’occasion de discuter des projets et d’avoir une idée sur l’avancée du travail. Le but est ainsi de motiver les collaborateurs.

L’importance des feedbacks

Il est souvent difficile de trouver le bon moment pour faire un feedback dans une équipe hybride. Le manager doit planifier les meilleurs créneaux pour discuter avec les équipes. Il est indispensable de consacrer du temps pour échanger de manière individuelle avec chaque collaborateur au moins une fois par mois. Les sujets à aborder sont : les tâches, le succès et leurs difficultés.

Pour lancer la conservation, vous pouvez par exemple parler des points positifs ou négatifs du travail à distance. Il est primordial de créer un espace bienveillant pour donner aux collaborateurs l’occasion de s’exprimer. Le cas échéant, les managers peuvent prendre les mesures correctives nécessaires.

Favorisez le lien social des collaborateurs

Les échanges informels vont créer des relations entre les différents membres d’une équipe. Une bonne entente est une garantie pour motiver les collaborateurs et améliorer la productivité. Même en télétravail, il est toujours possible de créer un lien social. La solution est de multiplier les opportunités de discussion. Pour ce faire, vous pouvez par exemple créer un espace de chat pour discuter ou planifier des petits déjeuners ou déjeuners virtuels entre les collaborateurs. L’objectif est de créer des liens avec les collaborateurs dans l’entreprise.

Utilisez les bons outils collaboratifs

Le travail hybride est possible grâce à la technologie notamment aux outils collaboratifs avec des logiciels de visioconférence ou de messagerie. Avant de choisir les outils adaptés à votre équipe, vous devez analyser les besoins, les fonctionnalités et le service client pour éviter les problèmes futurs. Il est également conseillé de prévoir une formation ainsi qu’un accompagnement en ligne par rapport à l’utilisation de ces outils par les collaborateurs.

Microsoft Sharepoint : le guide pour tout savoir sur la plateforme de télétravail collaboratif

Avant la pandémie de Covid-19, de plus en plus d’entreprises ont adopté le télétravail. Face à ce nouveau phénomène, il est nécessaire de se familiariser avec de nouveaux outils pour favoriser le travail d’équipe à distance. C’est dans cette optique que Microsoft SharePoint a fait son apparition. En effet, il s’agit d’une plateforme de gestion de contenu basée sur le Cloud. Plusieurs milliers d’entreprises à travers le monde l’utilisent actuellement. Cet article va servir de guide pour découvrir tout ce qu’il faut savoir sur cette solution devenue très populaire.

SharePoint, qu’est-ce que c’est ?

Microsoft SharePoint est une plateforme collaborative. Elle est basée sur le web et est utilisée sur des applications comme workflow ou la base de données listes. SharePoint offre aussi des fonctions de sécurité pour faciliter la collaboration entre les membres d’une même équipe.

Elle a pour principal rôle de permettre à l’entreprise de gérer son contenu au niveau marketing ou financier. Elle propose également la création de sites web ou des réseaux intranet.

SharePoint offre la possibilité de contrôler l’accès à des informations et d’automatiser les tâches les plus répétitives. Quant à la version hébergée sur le cloud de Microsoft, SharePoint online comporte plusieurs fonctions supplémentaires permettant une intégration au cloud. Elle peut être combinée avec des packages Microsoft avec la licence Office 365.

SharePoint : payant ou gratuit ?

Il existe une version gratuite de SharePoint, mais qui n’a pas toutes les fonctionnalités de la version payante. SharePoint Foundation est un produit gratuit pour gérer les documents. Cette offre simplifiée n’a pas d’effet sur votre entreprise.

Les étapes pour installer Microsoft SharePoint sur PC ou MAC

Pour installer Microsoft SharePoint sur votre ordinateur, PC ou Mac :

  • Vous devez d’abord télécharger un émulateur pour PC ou Mac, par exemple Bluestacks disponible sur Mac store ou sur Windows AppStore.
  • Installez, ensuite, l’émulateur sur votre PC ou votre Mac en cochant l’option appropriée pour avoir accès au magasin d`applications.
  • Ouvrez l’application émulateur installé en mettant comme requête Microsoft SharePoint sur la barre de recherche.
  • Puis, vous devez cliquer sur le Microsoft SharePoint, une fenêtre sur Play Store va s’ouvrir et s’afficher sur l’émulateur.
  • La dernière étape consiste à appuyer sur le bouton installation pour commencer à télécharger et à installer SharePoint.

Les raisons de recourir à SharePoint

Les employés peuvent avoir accès à SharePoint depuis n’importe quel appareil mobile connecté à internet, à la plateforme sans avoir à utiliser des supports physiques comme une clé USB. Les employés vont ainsi, gagner en productivité, notamment grâce aux différentes fonctionnalités de la plateforme et seront plus encouragés par cette collaboration basée sur l’Intranet en permettant le partage des fichiers en toute sécurité.

Aussi, combiné avec le système de l’Office 365, le chef d’entreprise aura un lieu de travail virtuel pour réunir les équipes. Ainsi, les documents sont stockés pour collaborer en temps réel même en télétravail.

Un autre avantage est que SharePoint est facile à entretenir pour un site Web et à comprendre pour tous les utilisateurs dans l’entreprise. Vous avez donc la possibilité de la personnaliser votre logiciel en fonction de vos besoins ou simplement suivre son évolution. Les entreprises peuvent l’exploiter de plusieurs manières pour augmenter la productivité et avoir une meilleure rentabilité des investissements.

SharePoint permet de restaurer les précédentes versions d’un document. En plus, les tâches seront attribuées aux collaborateurs de manière spécifiques avec une possibilité de suivre chacune de leur progression.

À noter que les outils d’office 365 vont apporter des fonctionnalités collaboratives supplémentaires, par exemple un bloc-note partagé avec OneNote, l’application Yammer pour les discussions instantanées.

Détails sur les fonctionnalités de SharePoint

Les fonctionnalités de SharePoint vont faciliter la création de processus standard pour partager des informations, enregistrer des données et faire de la publication de documents. D’autres fonctionnalités concernent les contrôles de sécurité, la co-création et l’intégration avec Exchange.

SharePoint donne ainsi la possibilité :

  • D’exiger l’approbation de documents avant le partage,
  • D’extraire des documents pour empêcher leur modification par d’autres utilisateurs,
  • De recevoir des notifications quand les documents ont été téléchargés,
  • De créer des workflows pour l’automatisation des opérations comme le déplacement ou l’envoi de documents dans la messagerie ou par email.

Les différentes licences SharePoint

En utilisant Microsoft SharePoint, vous aurez le choix entre différentes licences.

SharePoint Online

La version Cloud ou SharePoint Online est la plus populaire à l’heure actuelle. Vous pouvez l’acquérir de manière indépendante par rapport aux licences Office 365. L’hébergement sur le Cloud Azure de Microsoft. L’avantage de cette version est d’avoir la possibilité de choisir les options en fonction de votre budget et de vos besoins. De plus, aucune installation n’est demandée pour y avoir un accès depuis n’importe où et n’importe quel moment.

La version sur site

Les utilisateurs auront le choix entre la licence Standard et la licence Entreprise de SharePoint Server. La version standard donne accès aux fonctionnalités principales relatives à la gestion de contenu ou à la création de sites web. Quant à la version Entreprise, vous pouvez utiliser des outils Access Services et InfoPath Services pour intégrer des applications. Il y a également les fonctions de Business Intelligence pour profiter d’Excel Services et Visio Services. À noter que pour implanter la version sur site de SharePoint, il faudra avoir une équipe informatique, un partenariat avec Microsoft ou être un distributeur agrée. Mais vous pouvez y avoir accès avec l’application mobile.

Les outils collaboratifs incontournables pour une entreprise

La collaboration en entreprise est indispensable pour améliorer les conditions de travail et favoriser la productivité des salariés. L’utilisation des outils collaboratifs s’est imposée rapidement, notamment au début de la pandémie pour la mise en place du travail à distance. Ces outils vont faciliter l’organisation du planning, contrôler le budget et communiquer avec les collaborateurs. Voici notre liste des meilleurs outils collaboratifs incontournables pour l’entreprise.

Les intranets collaboratifs dans l’entreprise

Les intranets encouragent la collaboration des équipes avec un partage en temps réel des informations. C’est également un moyen efficace de fidéliser les salariés.

Workplace

C’est un des outils collaboratifs en ligne qui possèdent des fonctionnalités pour aider les entreprises dans leur activité quotidienne. Workplace va simplifier la communication au sein de votre société grâce à son interface intuitive. Il est destiné aux grands groupes de plus de 20 000 salariés. Il peut s’intégrer avec Microsoft 365 et Google Workspace. La traduction automatique de plus de 40 langues est aussi une de ses fonctionnalités très utilisées. Quant au tarif, il faut débourser 5 euros par mois et par utilisateur. Une version gratuite est disponible pour 30 jours.

LumApps

LumApps est une plateforme destinée à la communication externe et interne des entreprises. Il fait office d’intranet social et collaboratif qui s’intègre à des applications professionnelles comme Microsoft ou Google. LumApps permet une personnalisation de l’interface, le partage des messages et l’intégration avec des logiciels Microsoft. L’inconvénient est l’absence d’essai gratuit, mais le prix est fixé en fonction du devis.

Les outils collaboratifs de gestion de projet

Les outils de gestion de projet ont pour objectif de planifier et organiser le suivi du travail des équipes.

Monday

Monday est le leader sur le marché en matière d’outils collaboratifs. Il permet aux entreprises de collaborer et de centraliser la gestion des projets à partir d’une plateforme basée sur le cloud. Ainsi, les équipes pourront planifier leurs tâches dans un même endroit. Elles peuvent créer des tableaux partagés ou privés. En plus, elles ont la possibilité d’inviter les clients et partenaires sur la plateforme. Concenant le prix, Monday propose un essai gratuit de 14 jours. L’abonnement est de 8 euros par mois.

Wimi

C’est logiciel de travail collaboratif qui va vous aider à organiser et rendre le travail d’équipe plus efficace. Sa principale mission est de faciliter la transformation des organisations vers un modèle collaboratif. Le logiciel permet de suivre les tâches exécutées par les collaborateurs. A noter que les membres de l’équipe pourront collaborer sans effort sur un projet défini dans l’entreprise. Les données pouvant être gardées dans un cloud en France. Wimi propose un forfait de 18 euros en fonction de vos besoins.

Les suites collaboratives

Pour faciliter le partage des informations et dynamiser les échanges dans le travail collaboratif, voici les plateformes indispensables pour votre entreprise.

Microsoft Office 365

Microsoft 365 est un outil collaboratif qui utilise le cloud pour intégrer plusieurs applications comme Word, Excel ou Teams. Il permet donc de créer, de stocker ou de modifier des fichiers. Le calendrier partagé et la messagerie instantanée auront pour rôle de connecter les équipes dispersées. D’autres outils comme la visioconférence vont compléter ce dispositif. La synchronisation des contenus collectifs ou individuels et l’accès à des applications Microsoft à partir d’appareils connectés sont disponibles à partir de 4,20 euros.

Google Workspace

C’est une suite collaborative qui regroupe plusieurs outils de Google comme : Gmail, Calendar, Agenda et chat. Les équipes peuvent collaborer sur les documents par l’intermédiaire de suite bureautique : Google Docs et Slides. La recherche de documents est simplifiée tout comme le partage des fichiers sur le Drive. Cependant, cet outil n’est disponible qu’en ligne. Le tarif du forfait est de 6 euros par mois.

Les outils de stockage de stockage de fichiers

Les outils de stockage permettent de sauvegarder des données en ligne et d’échanger des fichiers.

Google Drive

Google Drive est le service de stockage en ligne qui permet de partager toutes sortes de fichiers audio, vidéos, images. Il possède un espace de recherche intégré. Cette application est compatible avec tous les supports. Cependant, l’espace de stockage dépend du forfait choisi. Pour 4 euros par mois, l’utilisateur aura accès au forfait Business Starter. Mais la version gratuite va déjà vous proposer un stockage de 15 Go.

Dropbox

Il fait partie des outils collaboratifs qu’utilisent chaque jour les équipes pour gagner en productivité. Cette plateforme permet de synchroniser des fichiers en ligne sur tous les appareils de l’entreprise. Vous pouvez les retrouver rapidement en utilisant les fonctionnalités de suggestion intelligente.

Quant au stockage, il peut se faire en ligne ou en local selon vos besoins. Les outils de productivité comme Slack, Trello et Zoom sont disponibles sur Dropbox. Néanmoins, le stockage est limité pour la version gratuite. L’abonnement est fixé à 12 euros par mois.

Pour conclure, une fois que vous aurez sélectionné l’outil collaboratif et déterminé les collaborateurs concernés, il est nécessaire de planifier une formation par rapport à l’outil pour en savoir plus sur son fonctionnement afin de réussir sa mise en place.

Comment négocier et mettre en place un accord télétravail avec les représentants du personnel ?

Pour faire face à la pandémie du Coronavirus, le Gouvernement a demandé aux entreprises la mise en place du télétravail. L’objectif est d’assurer la continuité de l’activité de la société et de limiter la circulation du virus au sein du personnel. Par définition, le télétravail est une forme d’organisation du travail mise en place pour les salariés effectuant leurs tâches en dehors de l’entreprise. Ce mode de travail étant possible avec l’utilisation des moyens technologiques de l’information. Mais quelles sont les étapes à suivre pour la mise en place du télétravail avec les représentants du personnel ?

Est-ce que la négociation est obligatoire pour la mise en place du télétravail ?

Face au risque causé par l’épidémie de Covid, s’agissant d’une circonstance exceptionnelle, l’employeur peut imposer le télétravail à ses employés sans obtenir un accord préalable. Le Gouvernement va même exiger le télétravail aux entreprises qui le peuvent.

Quant à la consultation des représentants du personnel, cette obligation pèse sur les seules entreprises avec au moins 50 salariés. Un préalable avant toute modification importante de l’organisation du travail au sein de la société. Cet aménagement du poste de travail est devenu nécessaire pour permettre la continuité de l’activité et de garantir la santé et la sécurité des salariés. C’est une obligation qui pèse sur l’employeur.

À noter que les modalités de mise en œuvre du télétravail sont définies au niveau de l’entreprise selon les dispositions du Code du travail, en plus des accords nationaux interprofessionnels et celles négociées au niveau de la branche professionnelle concernée. La négociation de l’accord collectif est obligatoire si l’entreprise dispose de délégués syndicaux ou les membres titulaires du CSE avec des salariés mandatés par une organisation syndicale représentative.

Détails sur la négociation de l’accord sur le télétravail

La délégation de chaque syndicat représentatif est composée d’un ou deux délégués syndicaux ou de quelques salariés. Leur nombre est fixé par un accord avec l’employeur, bien que cela puisse être porté à deux selon le Code du travail. Les délégués du personnel ne peuvent être des personnes extérieures, sauf accord ou usage plus favorable.

Quant au déroulement des négociations, les parties vont fixer un calendrier des réunions au moment de la première rencontre. La rédaction d’un compte-rendu est fortement recommandée pour garder la trace des différentes réunions. Pour les salariés extérieurs à l’entreprise, ils seront entendus à leur demande dans la négociation du télétravail en tant que consultants.

Le temps passé à négocier est considéré comme un temps de travail effectif selon le Code du travail. Cependant, le temps nécessaire à la préparation des réunions est déduit du crédit d’heure spécifique accordé aux délégués syndicaux.

Quelles sont les conditions de validité de l’accord de télétravail ?

Si l’accord est négocié avec un ou plusieurs délégués syndicaux, il doit être majoritaire c’est-à-dire par au moins 50 % des suffrages exprimés. À défaut de majorité, il n’est valable que s’il est signé par les organisations syndicales ayant au moins 30 % des suffrages aux élections et approuvé par les salariés à la majorité simple.

Dans le cas où l’entreprise a moins de 11 salariés ou de 11 à 20 salariés sans CSE, l’accord est valable s’il est approuvé par 2/3 du personnel lors d’un référendum. Si l’entreprise possède 11 à 49 employés, la validité de l’accord de télétravail est subordonnée par l’approbation de la majorité des salariés qui ont voté par référendum. Mais si les membres élus du CSE sont mandatés ou non, la validité de l’accord dépendra du vote des membres qui représente la majorité des suffrages exprimés.

Pour les entreprises de plus de 50 salariés sans délégué syndical, l’accord est approuvé par la majorité des collaborateurs, par référendum dans le cas où il existe des membres élus du CSE mandaté. Pour les salariés mandatés non élus, la mise en place du télétravail doit être approuvée par la majorité des employés.

Les étapes de mise en place du télétravail dans une entreprise

La mise en place du télétravail dans l’entreprise notamment la négociation avec les représentants du personnel doit suivre certaines étapes.

Définition du support de mise en place du télétravail

C’est une étape importante qui permet de vérifier l’existence ou non d’un accord collectif dans la société qui encadre le télétravail. Si rien n’est prévu ou que les négociations ont échoué, il faut rédiger une charte de télétravail après avis du CSE. Le cas échéant, l’employeur peut faire un simple accord avec le salarié sans aucune forme requise pour mettre en place le télétravail de manière occasionnelle ou régulière.

L’accord ou la charte va ainsi préciser :

  • les conditions de passage en télétravail ;
  • les conditions de retour au bureau ou locaux de l’entreprise ;
  • les modalités d’acceptation des conditions de télétravail ;
  • la détermination des horaires de travail et la fréquence des taches ;
  • les modalités de contrôle du temps de travail effectif.

Définition de l’organisation du télétravail

Pour mettre en place le télétravail de façon optimale dans votre entreprise, des points importants doivent être réfléchis.

Il faut, par exemple, définir les conditions objectives pour être éligible au télétravail. On prend en compte la nature du poste, le logement et l’autonomie du télétravailleur. Au niveau de cette étape, vous devez définir les modalités de passage en télétravail tout en respectant le droit du travail.

Il faut également choisir le rythme de télétravail le plus adapté à votre société en tenant compte que le télétravail ne doit pas dépasser les horaires légaux ou prévus dans le contrat de travail. Il ne faut pas oublier de prévoir les outils à mettre à disposition du télétravailleur dans l’exécution de ses missions notamment un ordinateur portable ou un téléphone. Il faut que l’utilisation de ces équipements soit possible à distance.

La détermination des lieux d’exécution du travail et management du télétravail

L’employeur peut définir les lieux dans lesquels le télétravail sera autorisé. Cet endroit peut être le domicile du salarié, un espace dédié au coworking ou dans des bureaux partagés mis à la disposition du télétravailleur.

Quant au management, il doit s’adapter au travail à distance notamment au niveau des horaires, de la confiance et des échanges réguliers avec le manager pour éviter l’isolement du salarié. Le management doit donc trouver un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle du télétravailleur.

L’obtention de l’accord du salarié

En principe, le télétravail s’opère sur la base du volontariat qu’il s’agisse d’un accord collectif ou d’une charte. Il est donc impossible d’imposer un mode d’organisation du travail aux collaborateurs. A contrario, l’employeur peut refuser le passage au télétravail si ce refus est motivé. Cette décision n’a pas à être motivée sauf si le travailleur est une personne handicapée.

 

Quelles sont les différences entre le télétravail et le travail à distance ?

De plus en plus de salariés se lassent du travail au bureau en raison du stress, de la pression de l’employeur ou du trajet dans les transports en commun épuisant. Avec la pandémie du coronavirus, ces nouveaux modes de travail sont devenus indispensables. Ainsi, le télétravail et le travail à domicile sont les plus utilisés dans le secteur privé et public. Ces deux méthodes de travail à distance ne sont pas identiques sur quelques points bien qu’elles semblent identiques. Quelles sont donc les différences entre le télétravail et le travail à distance ?

Rappel sur l’évolution historique du travail à distance

Le concept de travail à distance à fait son apparition dans les années 50 grâce à un mathématicien américain qui a utilisé pour la première fois la transmission de données afin de réaliser un chantier en Europe.

Mais c’est dans les années 60 qu’on assiste au développement du télétravail avec le progrès des outils informatiques et de communiqués.

La véritable notion de travail apparaît en 1970 avec l’invention du fax et la généralisation de l’utilisation du téléphone.

Ce sera l’explosion d’internet qui va favoriser le développement du travail à domicile dans les années 90. En effet, avec la récession économique et l’aménagement du territoire en France, plusieurs milliers de personnes sont devenus des travailleurs indépendants.

Depuis les années 2000, il y a plus de 3 milliards d’internautes dans le monde s’adonnant à ce type de travail. Chaque personne peut travailler partout et à tout moment.

Avec le COVID de 2020, selon l’INSEE, plus de 48 % de la population active a travaillé au moins une fois à son domicile.

Les principales différences entre le télétravail, travail à domicile et home office

Il existe plusieurs différences entre le télétravail, le travail à domicile et le home office. Des dissemblances que l’on trouve sur de nombreux plans.

Définitions

Le télétravail est étymologiquement le travail à distance dont le sens désigne le travail exécuté par l’intermédiaire de la télécommunication. Il désigne une activité professionnelle exercée à la maison. Dans le cadre de son travail, le salarié est toujours sous les ordres de son patron. Le télétravailleur doit respecter un objectif de production journalier. Dans ce cas, son statut juridique est similaire aux employés travaillant dans les locaux de l’entreprise. Il effectue donc un travail à des horaires prédéfini dans le contrat de travail et reçoit un salaire fixe tous les mois. C’est le Code du travail qui définit le travail à distance devant s’exercer dans le cadre d’un contrat ou un avenant.

Le travail à domicile est décrit comme une forme d’activité professionnelle exercée de manière indépendante qui est pratiquée par les freelancers, les auto-entrepreneurs et micro-entreprises. Le travailleur indépendant est donc son propre patron et effectue ses tâches professionnelles selon ses disponibilités. Il organise son emploi du temps en fonction des heures de travail qui lui convienne le mieux. Ici, le travailleur à domicile va choisir le montant de son salaire en fonction de ses tâches.

Quant au home office, il s’agit d’une organisation adoptée par les entreprises pour mettre en place un travail à distance de façon régulière. Ce mode de travail permet aux collaborateurs de choisir le lieu où ils se sentent le plus efficaces afin d’assurer leur mission. Ils peuvent ainsi travailler de chez eux lorsque la présence à domicile est nécessaire. Le home office peut donc être défini comme une entente entre l’employeur et le salarié pour qu’il travaille depuis son domicile et organise lui-même son travail. À noter que l’employeur a des obligations en matière de santé et de sécurité au travail dans ce mode de travail.

Des différences sur le plan social

Les avantages sociaux du télétravailleur et du travailleur à domicile sont différents sur certains points.

Le télétravailleur est un salarié de l’entreprise qui a droit à des congés payés contrairement au travailleur indépendant qui est son propre employeur. Le salarié a le droit de choisir lui-même la période et la durée de ses congés. Dans ce cas, le travailleur indépendant à domicile ne peut pas demander une indemnité de chômage.

En cas d’arrêt de l’activité professionnelle, le salarié en télétravail aura droit à une indemnité de chômage. Les conditions d’obtention du droit au chômage seront définies par la loi. De même, le télétravailleur a droit à un minimum de retraite contrairement au travailleur à domicile qui doit s’affilier auprès d’un organisme de sécurité sociale ou d’une assurance pour en bénéficier.

Différence sur le plan structurel

Pour la gestion du temps, le salarié télétravailleur ou en home office doit respecter un horaire précis dans l’exécution de ses tâches. A contrario, le travailleur à domicile est libre de gérer son temps comme il veut ne rendant des comptes qu’auprès de ses clients.

Le télétravailleur travaille également par l’intermédiaire de son employeur et ne perçoit pas en totalité les bénéfices de son travail. En effet, son salaire sera en fonction des impôts prélevés et de la rémunération indiquée sur son contrat de travail. Quant au travailleur indépendant, il va obtenir 100 % de ses bénéfices. Sa rémunération dépend en grande partie du volume de travail qu’il va réaliser.

Par rapport à l’arrêt de travail définitif, l’employé ne pourra plus percevoir son salaire. Le travailleur indépendant à domicile, lui, peut mettre fin à son activité professionnelle en pouvant toujours bénéficier de ses revenus en fonction de son secteur d’activité.

Les enjeux RH du retour à la normale après le télétravail

Le retour à la normale au travail des entreprises après la pandémie de COVID-19 pose de nouveaux enjeux au niveau des ressources humaines. L’employeur doit :

  • s’adapter aux contraintes sanitaires notamment pour appliquer les mesures barrières ;
  • remettre en place les collectifs de travail en tenant compte des différentes situations par rapport au retour au travail des salariés. L’objectif sera d’améliorer la cohésion sociale ;
  • réactiver la relation client pour relancer l’activité de l’entreprise ;
  • prendre en compte les enseignements du travail à distance afin de renforcer le management et développer le télétravail de manière raisonnée.

Une formation indispensable pour faire face aux enjeux RH

La formation RH après la période télétravail permet de soigner votre communication pour préparer le retour au poste de travail des collaborateurs. Pour que la reprise se fasse dans les meilleures conditions, le service RH doit informer les salariés sur la plateforme : la date de travail, le nombre de jours ou les horaires de travail par exemple sans oublier les conditions par rapport au port du masque ou les formalités pour rester en télétravail. Des questions auxquelles vous devez répondre avec précision.

La formation auprès d’un expert à Paris est donc essentielle pour rassurer vos salariés et les aider à bien préparer leur retour au bureau. Pour vous aider, la formation permet d’organiser une visioconférence durant laquelle les employés pourront poser des questions au responsable des ressources humaines. Des documents relatifs au protocole sanitaire peuvent être envoyés par mail. Le cas échéant, vous serez apte à identifier les salariés réfractaires au retour au bureau en proposant des solutions adaptées et constructives.

Ainsi, il faudra convaincre les salariés que le retour dans les locaux va leur permettre d’avoir un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle par rapport au travail à distance.

Mise en place du télétravail : les bonnes pratiques

Le télétravail peut se définir comme une organisation du travail qui va permettre aux employés d’exercer leurs tâches en dehors des bureaux de l’entreprise. Ce mode de travail est possible avec l’utilisation d’outils collaboratifs. Pour aider les entreprises, des formations spécifiques sont proposées par des cabinets d’experts notamment pour maîtriser les outils du travail à distance. Mais quelles sont les bonnes pratiques dans la mise en place du télétravail ?

Les avantages du télétravail

Le télétravail apporte des avantages non négligeables pour les salariés et l’entreprise.

Pour les employés, le travail à distance est synonyme de liberté et d’autonomie dans la gestion des horaires de travail. Le télétravailleur va développer un sentiment de responsabilité vis-à-vis de ses obligations professionnelles. La flexibilité du travail à distance va également permettre aux salariés de gagner du temps, car ils n’auront plus à prendre les transports en commun pour partir au travail. En plus, c’est l’employé lui-même qui va aménager son espace son propre espace de travail pour avoir un confort optimal. Le télétravail va réduire son stress en absence d’horaires imposés.

Pour les managers, c’est l’occasion d’améliorer la productivité des salariés qui évolue dans un environnement de travail sans distraction. Ils pourront tester de nouveaux modes de gestion afin de souder les équipes. Quant aux syndicats, ils pourront négocier de nouveaux accords collectifs spécifiques par rapport au télétravail notamment la mise en place d’indemnités spécifiques plus avantageuses aux télétravailleurs.

Par rapport aux avantages et inconvénients du télétravail pour les entreprises, il faut signaler qu’un intérêt du travail à domicile est la possibilité pour l’employeur de faire des économies par rapport aux locaux et équipements. Un avantage qui va contrebalancer les inconvénients comme le problème de la fixation du salaire en fonction du travail effectif.

Les bonnes pratiques à respecter pour la mise en place du télétravail

Pour bénéficier des avantages du télétravail, sa mise en place ne doit pas être négligée.

Respect du cadre juridique du télétravail

Pour rappel, la mise en place du télétravail doit passer par un accord collectif avec les syndicats ou une charte élaborée par l’employeur après avis du comité économique s’il existe dans l’entreprise. En absence d’accord collectif ou charte, le salarié et l’employeur peuvent faire une convention pour y recourir. Dans le cadre de circonstances exceptionnelles, le travail à distance peut être imposé par l’employeur sans l’accord des salariés.

La préparation de la mise en place du télétravail

Les bonnes pratiques du télétravail en entreprise passent par :

–          l’identification des activités éligibles et salariées ;

–          la détermination de la fréquence souhaitée et les modalités pour entrer ou sortir du travail à distance ;

–          la fixation des conditions de travail et de trouver les bons outils collaboratifs ;

–          l’évaluation des risques liés ;

–          la définition des modalités de prise en charge des coûts ;

–          la sécurité des outils et des données.

A noter que la préparation de la mise en place du télétravail passe aussi par le choix d’un matériel adéquat pour l’espace de travail du salarié à domicile. Pour le bureau, par exemple, il faudra prévoir un fauteuil ergonomique, un ordinateur fourni par l’employeur et un équipement de visioconférence.

Conseils pratiques pour faciliter la transition vers le télétravail

Pour faciliter la transition vers le télétravail, l’entreprise doit adopter une politique RH pour :

  • la formation des salariés notamment les managers sur les spécificités du télétravail, mais aussi sur leurs droits et devoirs légaux ;
  • définir les réunions d’équipe tous les jours de télétravail avec les collaborateurs ;
  • prévoir des journées en présentiel au bureau pendant les réunions d’équipe ;
  • définir les outils de communications adaptées au télétravail, par exemple une messagerie instantanée comme Slack ;
  • séparer la vie professionnelle et vie personnelle avec le droit à la déconnexion ou la définition des heures strictes de travail à la maison.

L’importance de la formation pour les managers en télétravail

Le télétravail est une activité qui combine l’humain et le digital qu’il est important de maîtriser à travers des formations proposées par des cabinets d’experts comme Adaliance. Le fait de manager en télétravail nécessite pour les responsables de l’entreprise de maîtriser le management et le leadership, le télétravail et sa mise en œuvre, la gestion de la clientèle, la qualité de vie au travail et les ressources humaines.

Quant à l’offre de formation d’Adaliance, elle est complète pour aider les managers à mettre en place un télétravail efficace. En effet, Adaliance propose un accompagnement sur mesure sur plusieurs points notamment la mise en place de solutions collaboratives comme Office 365. Il y a également la formation des collaborateurs à l’utilisation des différentes fonctionnalités. Ce module propose un accompagnement pour mettre en place une charge des bonnes pratiques adaptée pour chaque entreprise.

Formation aux outils et logiciels indispensable à la mise en place du télétravail

La formation au télétravail permet d’utiliser des outils et logiciels pour gérer les équipes à distance afin de mettre en place les projets et tâches en télétravail. C’est un outil indispensable pour le travail en équipe. La formation permet aussi de maîtriser les logiciels de communication comme Skype ou Microsoft Teams qui vont vous permettre de faire des appels vidéo, audio et d’envoyer des fichiers.

En choisissant l’offre de formation Adaliance, vous bénéficierez de conseils adaptés sur des plateformes sécurisées de communication comme Zoom. La maîtrise des services de messagerie instantanée est également primordiale. L’application Slack est l’idéal, car les fonctionnalités essentielles sont faciles à utiliser lors de la formation proposée par le cabinet d’expert.

La formation au télétravail permet ainsi de comprendre cet environnement et mettre en place les bonnes pratiques pour les salariés et les managers.

Le télétravail dans la fonction publique

La crise sanitaire du coronavirus a nécessité le confinement de la population. L’administration n’est pas épargnée et des mesures ont été prises pour limiter les interactions entre les agents de la fonction publique. Pour assurer la continuité du service public, le télétravail a dû être généralisé comme dans le secteur privé avec la mise en place de règles spécifiques. En plus, le télétravail est apparu rapidement comme une solution pour adapter l’organisation du travail dans l’administration.

Histoire de l’évolution du télétravail dans la fonction publique

Avant la crise du Covid, le télétravail dans la fonction publique est encore marginal. En effet, seule une poignée d’agents travaillent à domicile tandis que la grande majorité travaillent en présentiel au sein des ministères, départements et collectivités. Cependant, l’encadrement légal et le recours à ce mode de travail ont commencé avec un décret de 2016. C’est en mai 2020 qu’un texte sur l’application de la loi de transformation de la fonction publique a offert de nouvelles possibilités pour le télétravail des agents. Ce nouveau décret a simplifié le recours ponctuel au travail à distance. Mais comme dans le privé, la crise a bouleversé l’organisation du télétravail dans l’administration.

Le ministère de la Transformation et de la Fonction publique a donc lancé une vague de concertations pour aboutir à un accord-cadre sur la mise en œuvre du télétravail et les autres formes de travail à distance. Le texte de 2020 a été signé par la plupart des organisations syndicales et des employeurs territoriaux ou hospitaliers. Cet accord a pour objectif de créer un socle commun entre les différents versants de la fonction publique et s’inscrit dans le dialogue social engagé par l’État français.

Précision sur l’accord signé en 2021 sur le télétravail

Le texte de 2021 pris en application de la loi de transformation de la fonction publique offre de nouvelles perspectives aux agents en télétravail. Il permet une meilleure flexibilité dans l’organisation du travail à distance.

Un encadrement a été prévu avec l’attribution d’un volume de jours flottants. Il s’agit du décret des modalités pour l’application du télétravail aux agents publics. En effet, à leur demande depuis le 01 septembre 2021 avec l’autorisation de leurs employeurs, ils peuvent travailler à partir de leur domicile 3 jours par semaine à temps plein. Des exceptions sont accordées à un agent proche aidant avec l’accord de l’employeur et à une femme enceinte.

Comment mettre en place le télétravail dans la fonction publique ?

Pour rappel, le télétravail est défini comme un travail qui consiste à effectuer des tâches en dehors du cadre habituel en utilisant des technologies de l’information et de la communication. Il est effectué à la demande de l’agent ou celui de l’administration pour assurer le service public en cas de circonstances exceptionnelles. En principe, le télétravail concerne les fonctionnaires et les contractuels si l’activité peut être réalisée à distance avec des outils informatiques.

Les conditions de mise en place du télétravail sont fixées de façon réglementaire par arrêté ministériel après consultation d’un comité technique. L’arrêté va donc fixer :

  • les activités exercées en télétravail ;
  • les règles de sécurité pour protéger la sécurité des systèmes d’information et les données ;
  • les conditions de contrôle du temps de travail effectif ;
  • les modalités de prise en charge des coûts résultant de l’exercice du télétravail comme les matériels, les outils, les communications ;
  • les conditions par rapport à l’attestation de conformité des installations en fonction des spécificités techniques du télétravail dans un lieu privé ;
  • les conditions de formation aux équipements ou les ressources humaines.

Il est possible de recourir au télétravail de manière régulière ou ponctuelle à des jours fixes au cours de la semaine ou du mois. Les jours flottants de télétravail sont prévenus par semaine, par mois ou par an à condition de déposer une demande auprès du supérieur hiérarchique.

À noter qu’une indemnisation de 2,5 euros par jour est prévue pour rembourser les frais engagés par les agents dans la réalisation du télétravail. Mais les collectivités territoriales peuvent engager les négociations sur les indemnisations jusqu’à la fin 2021.

Par rapport au droit des agents en télétravail, en cas d’accident, ils vont bénéficier des mêmes droits et obligations qu’un agent qui travaille dans les locaux de l’administration.

Il est important de savoir que le télétravail peut prendre fin à tout moment par simple écrit à la demande de l’agent ou de l’administration à condition de respecter un délai de préavis de 2 mois. Ce délai en question peut être réduit en cas de nécessité du service public.

Le télétravail est un accélérateur de la digitalisation de la fonction publique

Le travail à distance dans la fonction publique est un accélérateur de la transformation digitale. L’objectif est de renforcer les compétences numériques des agents. En effet, la digitalisation va garantir des conditions de travail optimales aux agents télétravailleurs.

De même, la sécurité et la confidentialité des données sensibles seront aussi garanties. Il est donc indispensable d’avoir les meilleurs outils à mettre à la disposition des agents pour qu’ils puissent se former à leur utilisation.

Quant à l’usage du matériel informatique personnel de l’agent, ceci est autorisé, mais pourrait poser des problèmes au niveau des outils intranet ou des applications dédiées. Dans ce cas, une formation renforcée doit être mise en place pour consolider leurs compétences numériques.

Cet enjeu de la transformation numérique passe aussi par la dématérialisation des processus afin de faciliter la pratique du télétravail. La fonction publique doit alors établir un diagnostic de ses processus internes pour réaliser la dématérialisation optimale.